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Au coeur de la Forêt

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La CIB -OLAM et le Social

Jadis, autour des années 1970 Pokola était un petit village où la population locale et autochtone étaient  majoritairement des pêcheurs. L’avènement de la CIB(congolaise industrie de Bois) au Congo fut à l’origine de l’urbanisation de Pokola(ville de 14 665 habitants). Parmi les réalisations de la CIB nous pouvons citer : une scierie, une banque, des maisons, l’un des plus grands hôpitaux du Congo, une discothèque, une boulangerie, une radio, une chaîne télé, une bibliothèque, une école, un collège et 80 églises.

Leurs discours :REDD 

Les agents de la CIB-OLAM reconnaissent que naguère, pendant près de 30 ans, de 1969 à 2000 ils abattaient les arbres sans respecter les normes et sans consulter les communautés des forêts(atteintes aux droits  des populations locales et forestières).Mais en revanche aujourd’hui la société suit le plan d’aménagement( UFA et  UFE) pour répondre aux normes édictées par le gouvernement du Congo. Elle gère parcimonieusement ces 1,3 millions d’ha de concession forestière puisqu’elle a aussi décroché son label FSC(Forest Stewardship council) qui a pour philosophie l’investissement social et  la protection de la biodiversité. Maximum 2 arbres sont coupés par ha et le million d’ha est divisé en zones exploitées(UFE) pendant un an, puis laissées en jachère pendant trente ans. Donc nous pensons que nous contribuons au processus REDD .

Notre analyse

PEA(Protecting Environment) et ACE(Association Congo Environnement)  pensent que la CIB-OLAM ne devrait pas se limiter au plan d’aménagement et au social qu’elle entreprend. Elle devrait aussi se soucier des préoccupations environnementales (l’air, le sol, l’eau et les changements climatiques)

Dans le soucis de réduire le développement accru de coupes annuelles illégales et anarchiques de bois de la communauté de base de pokola et afin que l’entreprise CIB-OLAM reste la seule à exploiter les 1,3 millions d’ha de concession forestière, elle a soutenu la mise en œuvre du projet de recyclage de déchets de bois en charbon exécuté par la Coopérative des fabricants des charbons de Pokola qui au lieu de couper le bois pour fabriquer le charbon utilisent aujourd’hui les déchets produits par l’entreprise et les livrent à un grossiste qui fournit à son tour aux commerçants(détaillants).

PEA,APIP et ACE pensent que certes  l’objectif de réduire la coupe anarchique de bois est quasiment atteint mais  le pire est à venir ;les émissions des gaz à effet de serre.

En effet, une équipe de PEA et ACE  composée de 4 personnes sont allées en mission cette année à Pokola pour observer l’état de ladite forêt pour le processus REDD+.C’est alors qu’il s’est révélé que lorsque  cette coopérative récupère les déchets de bois, elle engage la réaction de combustion sans se protéger contre la fumée, nous rappelons  que 1,6 millions de personnes vulnérables (femmes et enfants) meurent de fumées de bois dans le monde d’après l’OMS. Et les activités de cette coopérative produisent en moyenne 3,5 tonnes de carbone par jour, soit plus de 1120 tonnes de CO2 /an.En faisant une analyse à court moyen et long terme nous déduisons que d’ici l’an 2053  rien que la pérennisation de ce projet aurait libérée 44 800 tonnes de C02 dans l’atmosphère. Or en associant à cela la présence des  particules de carbones noires dans l’atmosphère comme le déclare les chercheurs du CNR au Nepal/Himalaya, la présence accrue du protoxyde d’azote, la dégradation de cette forêt, les activités de la CIB OLAM,l’agriculture non durable mise en œuvre par les autochtones et la population de la RDC sous la coordination des fonctionnaires. Nous concluons que   le réchauffement planétaire sera au rendez vous de manière plus accrue d’ici l’an 2053.

 

Notre plaidoyer

PEA  et ACE  plaide pour :

  •   La promotion de l’agriculture durable à Pokola
  •            .La promotion du charbon vert à Pokola

 

  •  La participation effective de la communauté de base, de la communauté forestière, de toutes les parties prenantes aux projets de la CIB OLAM  afin de garantir un monde meilleur et plus juste 

 

  •   Que toutes les préoccupations environnementales soient obligatoirement prises en compte par les autorités compétentes avant l’autorisation de la mise en œuvre des projets et de travaux d’aménagement.

 

  •  L’information et l’implication de la société civile pendant tout le long du processus d’étude et évaluation d’impacts environnementales
  •   La publication de tous les résultats d’étude et évaluation d’impacts en temps réel

 

  •  L’application des lois forestières et environnementales en vigueur, le renforcement de l’arsenal juridique en faveur des forêts, des populations forestières et de l’environnement

 

  •  La rigueur dans l’exécution des sanctions faces aux atteintes  aux droits des populations Locales, forestières et de l’environnement.

 

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